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Carte du retrait-gonflement des argiles
Les sols argileux gonflent quand il pleut et se rétractent quand il fait sec. Ces mouvements fissurent les maisons, surtout celles aux fondations peu profondes : c’est le risque naturel qui coûte le plus aux assureurs après les inondations, et les sécheresses à répétition l’aggravent.
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En chiffres
21 158 communes sur 34 746 (61 %) ont plus de la moitié de leur territoire en exposition moyenne ou forte aux argiles, soit 43,4 millions d’habitants.
- Moins de 5 %4 730
- 5 à 50 %8 858
- 50 à 90 %8 507
- 90 % et plus12 651
Ce que montre la carte
La carte d’exposition classe les sols en exposition faible, moyenne ou forte selon leur nature argileuse. Révisée en 2026 (en vigueur depuis le 1er juillet 2026), elle place désormais environ 55 % du territoire métropolitain en exposition moyenne ou forte, contre 48 % auparavant ; c’est cette nouvelle version que montre la carte. Elle permet de situer une parcelle, mais une étude de sol reste la seule façon de connaître le terrain lui-même.
Ce que dit la loi
Depuis la loi ELAN (2020), le vendeur d’un terrain à bâtir situé en exposition moyenne ou forte doit fournir une étude géotechnique préalable. Le constructeur doit ensuite adapter les fondations, ou faire réaliser une étude de conception.
Fissures et indemnisation
Les dommages ne sont indemnisés par l’assurance habitation que si la commune obtient un arrêté de catastrophe naturelle « sécheresse » pour la période concernée. La franchise légale est alors de 1 520 €, et le sinistre doit être déclaré dans les 30 jours qui suivent la publication de l’arrêté.
Notre guide : Fissures et sécheresse : le retrait-gonflement des argiles expliqué
Les villes les plus exposées
Villes de plus de 20 000 habitants.
- Toulouse100 % en exposition moyenne ou forte
- Metz100 % en exposition moyenne ou forte
- Montreuil100 % en exposition moyenne ou forte
- Roubaix100 % en exposition moyenne ou forte
- Vitry-sur-Seine100 % en exposition moyenne ou forte
- Créteil100 % en exposition moyenne ou forte
- Poitiers100 % en exposition moyenne ou forte
- Aubervilliers100 % en exposition moyenne ou forte
Les villes les moins exposées
- Rennes0 % en exposition moyenne ou forte
- Brest0 % en exposition moyenne ou forte
- Quimper0 % en exposition moyenne ou forte
- Laval0 % en exposition moyenne ou forte
- Bastia0 % en exposition moyenne ou forte
- Châlons-en-Champagne0 % en exposition moyenne ou forte
- Arras0 % en exposition moyenne ou forte
- Bourgoin-Jallieu0 % en exposition moyenne ou forte
Questions fréquentes
La carte des argiles a-t-elle changé en 2026 ?
Oui : une carte révisée est en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Les zones d’exposition moyenne ou forte, où l’étude de sol est obligatoire pour vendre un terrain à bâtir, s’étendent à environ 55 % du territoire métropolitain. Un terrain peut donc être concerné alors qu’il ne l’était pas avant.
Comment savoir si un terrain est argileux ?
Zoomez sur la parcelle : la carte distingue les expositions faible, moyenne et forte. Pour un terrain à bâtir en exposition moyenne ou forte, le vendeur doit fournir l’étude géotechnique préalable ; pour une maison existante, inspectez les façades, les angles des ouvertures et les dallages.
Les fissures dues à la sécheresse sont-elles remboursées ?
Seulement si la commune est reconnue en état de catastrophe naturelle « sécheresse » par un arrêté publié au Journal officiel. Le sinistre doit alors être déclaré à l’assureur dans les 30 jours ; la franchise est de 1 520 €.
Peut-on construire sur un sol argileux ?
Oui, à condition d’adapter la construction : fondations plus profondes, chaînages, arbres tenus à distance, gestion des eaux de pluie. C’est l’objet de l’étude de sol obligatoire en exposition moyenne ou forte.